L'été des indiens est un bel exemple
de ce que nous appelons ici un agace-pissette. Ou on pourrait encore dire que c'est un faux espoir de Dame
Torture...
Pour les Québécois, le soleil et la chaleur sont des denrées rares. Alors vous nous verrez tous, au petit printemps, telles des marmottes semi hibernantes, porter des shorts et des t-shirts, alors que la température avoisine à peine les 15 degrés.
Pour les Québécois, le soleil et la chaleur sont des denrées rares. Alors vous nous verrez tous, au petit printemps, telles des marmottes semi hibernantes, porter des shorts et des t-shirts, alors que la température avoisine à peine les 15 degrés.
Or à l'automne, aucun d'entre nous
ne veut s'avouer que les beaux jours sont maintenant terminés et qu'il faut
rentrer dans notre tanière pour les 6 prochains mois. Chacun essaie tant bien
que mal d'étirer la belle saison, les uns buvant du rosé en l'honneur de l'été
sur les terrasses mais avec des mitaines aux mains, les autres portant des
"gougounes" avec une écharpe au cou. Tous balançant entre le chaud
et le froid.
Puis vient cette sournoise vague de
chaleur, si éphémère soit-elle, qui met un baume sur nos cœurs. Et nous voilà,
repartis pour un tour, à remplir nos têtes de rêveries estivales, de projets de
BBQ et de teints bronzés.
Toujours est-il qu'on profite au
maximum de ce sursis thermique, le temps d’une belle balade.
On se prend à rêver de tout. Le firmament étant des plus inspirants, on se tord le cou pour voir les étoiles, certaines filantes, d’autres immobiles depuis des lustres, le temps d’un vœu, juste pour le plaisir.
Surprise-surprise, ce weekend, la voûte céleste se sent très généreuse et nous offre (quelle coïncidence!!) la comète Giacobini-Zinner et sa pluie de poussières d’étoiles, les Draconides. En fait, Giacobini passe à proximité de la Terre tous les six ans et demi. Cependant, cette année, les astronomes prévoient une manifestation inhabituelle car nous sommes dans des conditions similaires au passage de 1933 (dire que le monde a vécu la Deuxième guerre depuis…), durant lequel avaient été observées des milliers d’étoiles filantes. Paraît-il que cette configuration ne se reproduira pas avant une quarantaine d’années.
Pour moi, seule la quasi pleine lune
est regrettable ce soir, puisque par sa lumière abondante, elle
« cache » ce qui tente de percer le ciel pour venir m’émerveiller et
scintille en une fraction de seconde pour mourir l’instant d’après.
Prochain rendez-vous en avril 2018 avec une lune, qui on l’espère, sera plus discrète!
(Y’avait tant d’étoiles, Patricia
Kaas)
En terminant, je vous laisse un soupçon de légèreté avec les "guimauves de vaches" de mon "petit" ami Tchad :)
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